Prévention

L'écoulement de l'eau et la circulation de l'air sont les exigences de base auxquelles les accessoires manufacturés apportent des réponses ciblées.

Le ruissellement, un facteur de risque majeur 

Destinées à garantir l’étanchéité des parties courantes de toiture, les règles de calcul de pente et de recouvrement entre les tuiles ne suffisent pas à protéger l’ouvrage contre les fuites susceptibles d’apparaître aux jonctions de la toiture.

Conséquences, selon les études de l'Agence Qualité Construction :

 Près de 6 désordres sur 10 sont occasionnés par un défaut d'étanchéité.

 Plus de 70% de ces infiltrations se situent dans les zones de raccordement entre versants différents (un faîtage ou une noue), ou entre un versant et une paroi (une pénétration).

 Dans un cas sur dix, enfin, ces désordres concernent des ouvrages saillants de la toiture : souche de cheminée, fenêtre de toit, lucarne...

La ventilation, un facteur
à prendre en considération

Une bonne ventilation de la sous-face des tuiles et de leur support doit être assurée dans tous les cas pour :

éviter la condensation au contact de l'isolation et  la dégradation des tuiles, notamment liée au gel,

réduire l'humidité en sous-face et assécher la charpente,

réguler les phénomènes de pression/dépression liés aux vents et susceptibles de déplacer les éléments de couverture.

 

Une obligation réglementaire

Les règles des DTU 40.1 et 40.2 imposent de ménager une lame d’air d’épaisseur suffisante ainsi que des ouvertures hautes et basses afin de favoriser la circulation de l’air.

Elles précisent la section des ouvertures de ventilation et les épaisseurs de lames d’air

 

L'origine des désordres

 

Les défauts de conception

- mauvaise exposition du faîtage aux vents de pluie dominants ;

- mauvais dimensionnement des noues et des chéneaux ;

 

Les défauts d'exécution

- fixation défectueuse des éléments de rive et d'égout ;

- oubli ou absence de protection d'un solin contre le ruissellement vertical ;

- utilisation d'un matériau inadapté (ciment au lieu de mortier bâtard) pour les solins en mortier ;

- relevé ou recouvrement insuffisant des noues.